Il y a bien une chose que j'ai du mal à accepter dans ma vie. À l'adolescence, l'idée de me marier et d'avoir des enfants n'a jamais fait partis de mes impossibles. Du moins, jusqu'à ce que je me marie, que la relation dure environ neuf ans, que je la quittes, et toujours sans enfants.
Aujourd'hui, j'ai 31 ans et j'ai accepté beaucoup de choses sur la vie, la société et moi-même : l'injustice, le racisme, la médiocrité, la paresse, pour n'en citer que quelques-unes. J'ai fini par comprendre et accepter que la vie ne soit peut-être qu'un cadeau empoisonné que je n'ai jamais demandé. Mais puisque je déja née, autant lui donner un sens a ma vie. Après 31 ans, je doute qu'il soit possible de revenir en arrière. Et c'est dur à avaler. Cependant, ce qui me pèse le plus en ce moment, c'est la possibilité de finir seule.
Mais je me souviens que je suis déjà seule depuis un bon moment déja.
J'ai passé plus de la moitié de ma vie à survivre. Il fut un temps où manger, u abrit et avoir de l'eau potable étaient le combat quotidien. L'éducation, les loisirs, ou même l'électricité pour recharger mon tel étaient un luxe. Il m'a fallu quinze ans pour construire les conditions de vie dont je dispose aujourd'hui, et j'en suis fière. C'est pas grand chose mais j'ai longtemps rêvé de ce jour. Mais avec le recul, je ne peux m'empêcher de regretter toutes les opportunités que j'ai refusées, manquées ou même ignorées. J'aurais pu faire tellement mieux, être bien plus loing, surtout au niveau de ma carriere.
Si seulement j'avais su ce que je sais aujourd'hui… Mais je ne le savais pas.
On dit qu'il n'est jamais trop tard, et je veux bien tester cette théorie. Aujourd'hui, je renonce à l'illusion de trouver l'homme de ma vie, d'avoir des enfants et fondé une famille, tout en suivant une quelqu'once carriere. Au fond, c'est presqu'irrialiste. Non. Je decide de me concentrer sur ma vie de solitaire. De réfléchis au sens que je veux donner à ma vie. Je ne pense pas à quelque chose de grandiose. Juste une bonne raison de me lever chaque matin et de suivre de petits pas qui me mèneront quelque part, un jour.

